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Welcommon : Un lieu unique d’intégration culturelle, sociale et professionnelle des réfugiés à Athènes – L’INTERVIEW

Welcommon, lieu accueillant des réfugiés, a ouvert ses portes en 2016 en plein centre d’Athènes. Mais Welcommon c’est aussi et surtout un lieu unique en son genre mêlant intégration sociale, culturelle et professionnelle des réfugiés. La coopérative sociale ANANEOSIS/WIND OF RENEWAL mène le projet en coopération avec l’Agence de développement d’Athènes (EATA) et a conçu Welcommon comme un projet fait pour et avec les réfugiés. Polina Gkioka, la vice-présidente de la coopérative sociale revient pour Eurêka 21 sur cet ambitieux projet d’intégration des réfugiés.



E21 : Welcommon signifie en anglais « welcome in common », qu’est-ce que cela signifie ? Quels sont les objectifs du projet ?

POLINA GKIOKA : Lorsque nous avons commencé à développer le projet Welcommon, notre objectif principal était de proposer aux réfugiés un centre d’accueil et d’inclusion sociale qui pourrait également être bénéfique à la société locale. Nous avons donc mis en place un établissement conçu non pas uniquement pour les réfugiés, mais destiné à fonctionner avec eux, tout en incluant la communauté locale.

E21 : Quand et comment le projet a-t-il commencé ?

P.G  : A la fin de l’année 2015, Welcommon était encore un rêve qui, après de longues discussions et consultations entre ANEMOS ANANEOSIS/WIND OF RENEWAL et des organisations venant en aide aux migrants, est devenu une réalité. Notre désir de venir en aide aux réfugiés est né de ce que nous observions chaque jour en Grèce : 60 000 réfugiés bloqués dans le pays, des infrastructures insuffisantes, des conditions d’accueil ne couvrant pas les besoins fondamentaux des réfugiés, des politiques d’intégration et d’inclusion sociale totalement inexistantes… Les réfugiés ne pouvaient compter que sur les ONG et les réseaux de solidarité. Toutefois, une question essentielle demeurait : comment pouvait-on les aider à reconstruire leur vie dans ce nouveau pays ? ANEMOS ANANEOSIS/WIND OF RENEWAL a souhaité apporter une réponse à cette question avec Welcommon.

Le bâtiment abritant Welcommon a été rénové en août et septembre 2016. ANEMOS ANANEOSIS/WIND OF RENEWAL a alors passé un accord avec l’Agence de développement d’Athènes pour que Welcommon s’inscrive dans le cadre du Programme européen de réinstallation (EU Relocation Scheme Program). Pendant un mois et demi, des techniciens et nos volontaires ont rénové le bâtiment et l’ancienne clinique, tous deux situés dans le centre d’Athènes. Le bâtiment était abandonné depuis des années, les systèmes électriques, hydrauliques, de chauffage ont été vérifiés et réparés et tout le bâtiment (3 200 mètres carrés) a été peint et nettoyé. Nous avons accueilli nos premiers réfugiés le 12 octobre 2016.

E21 : Welcommon repose sur la coopération de quatre organisations : ANEMOS ANANEOSIS, WIND OF RENEWAL, le Forum grec des migrants et le Centre culturel ANASA. Pourquoi avez-vous décidé de vous associer à d’autres organisations ?

P.G  : Welcommon est un projet né et mis en place par ANEMOS ANANEOSIS/WIND OF RENEWAL. Les autres organisations, mais aussi les communautés de migrants et de réfugiés présentes en Grèce telle que la Communauté Syrienne, sont les plus qualifiées pour monter un tel projet. Leurs membres connaissent très bien, notamment de par leur expérience personnelle, tous les problèmes auxquels un nouvel arrivant doit faire face. Leur contribution se fait sur une base volontaire.

E21 : Quelles sont les principales activités proposées par Welcommon ?

P.G  : Welcommon offre un logement à 180 personnes pour un maximum de six mois. 66 chambres sont disponibles. Des locaux supplémentaires permettent d’organiser des réunions, des activités artistiques, des cours de langues… Trois repas par jour sont fournis, en accord avec les habitudes nutritionnelles et religieuses des réfugiés. Trois travailleurs sociaux et une psychologue accompagnent nos pensionnaires. Un infirmier et une sage-femme s’occupent des problèmes médicaux des réfugiés, dans le respect de leur culture et de leur religion. Welcommon est spécialisé dans l’accueil de personnes vulnérables. Nombre de nos pensionnaires sont des femmes enceintes, des nouveau-nés, des personnes handicapées, victimes de torture… Nos liens avec la Communauté syrienne nous permettent d’accueillir des docteurs arabophones offrant leur service, trois fois par semaine, aux réfugiés mais aussi aux Grecs n’ayant pas accès au service de santé public. Welcommon propose aussi des activités culturelles pour adultes et pour enfants (musique, peinture, visites de musées, promenades dans des parcs…) ainsi que des programmes d’éducation et de formation à destination des enfants et des adultes.

E21 : Qui sont les personnes accueillies par votre Centre ?

P.G  : Les pensionnaires de Welcommon viennent de 15 pays (Syrie, Irak, Congo, Afghanistan, Somalie, Erythrée, Pakistan, Algérie, Ethiopie, Cameroun, Sierra Leone, les Comores, Lybie, Mali et Soudan) et parlent plus de 11 langues différentes. La majeure partie d’entre eux viennent de Syrie et parlent arabe. La moitié des personnes logées dans le centre a moins de 18 ans.

E21 : Quelle est votre action auprès des enfants accueillis par Welcommon ?

P.G  : Dès le début du projet, nous avons essayé d’inscrire tous les enfants demandeurs d’asile dans les écoles primaires de la région afin qu’ils soient intégrés au système scolaire classique. Nous accueillons à la fois des nouveau-nés, des enfants et des adolescents, qui pour la plupart ne savent pas écrire ou lire leur langue natale. Nous avons donc mis en place une école informelle où des cours d’anglais, d’arabe et de mathématiques sont dispensés par des volontaires parlant arabe. Le but de cette école est de redonner à ces enfants un rythme de vie stable et de leur permettre d’aller à l’école quel que soit le pays où ils se rendront ensuite. Les enfants réfugiés sont bien souvent retirés du système éducatif pendant une période allant de deux à cinq ans, certains n’ont même jamais été scolarisés. Il est donc essentiel qu’ils aient accès à une éducation formelle ou non formelle le plus rapidement possible.

E21 : Welcommon est décrit comme un projet « gagnant-gagnant », bénéfique à la fois aux réfugiés et à la communauté locale. Comment le projet contribue-t-il au développement de la société grecque ?

P.G  : En huit mois seulement, Welcommon a déjà offert un logement décent, de la nourriture, un soutien social et psychologique, un accompagnement culturel et personnel a plus de 420 réfugiés. Welcommon a aussi entrainé la création de 30 emplois (formateurs professionnels, psychologues, travailleurs sociaux…) et a participé au dynamisme de l’économie locale en faisant appel au marché local pour la reconstruction, la maintenance du bâtiment ainsi que pour l’achat de produits de première nécessité. Nous essayons de développer la coopération et les échanges de bonnes pratiques entre les autorités locales, les universités, les organisations, les éducateurs grecs et européens. Nous avons accueilli plus de 120 volontaires venant de divers pays européens mais aussi des Etats-Unis. Nous sommes actuellement en train d’élargir notre coopération à des organismes et volontaires issus du monde arabe. Cette coopération a aussi pour but d’améliorer l’accueil des réfugiés, d’accroitre notre expertise pour que nous soyons en capacité de répondre à des questions concrètes et complexes telles que : quelle méthode d’apprentissage faut-il utiliser pour des enfants ayant connu la guerre ? Quel accompagnement thérapeutique pouvons-nous proposer à nos pensionnaires ? Comment enseigner une nouvelle langue à des personnes issues de milieux et de cultures diverses ?

E21 : Quelles sont vos relations avec les autorités publiques locales ?

P.G  : Welcommon est mis en place par notre entreprise sociale en coopération avec l’Agence de développement d’Athènes (EATA). Chaque semaine nous avons une réunion avec l’équipe de l’EATA. Cette coopération nous permet de nous enrichir mutuellement. Nous sommes ouverts et nous essayons d’aider d’autres autorités locales à mettre en place des projets d’intégration similaires. Nous sommes également en lien avec les autorités locales d’autres pays puisque nous souhaitons construire des liens entre les différentes politiques d’inclusion des réfugiés existantes. Il est évident que nous ne pouvons pas agir seuls et que nous avons besoin de cet échange d’expériences pour nous développer.

E21 : Comment incluez-vous les habitants dans votre projet ?

P.G  : Nous avons généralement de bonnes relations avec nos voisins qui se réjouissent de voir un bâtiment longtemps abandonné désormais nettoyé, rénové et non plus un lieu de trafic de drogue. Nous les invitons à nos événements et plusieurs d’entre eux nous ont même rejoints en tant que volontaires. De plus, nous achetons la plupart de nos produits à des entreprises et magasins locaux. Welcommon peut parfois être un endroit bruyant, notamment car nous accueillons de nombreux enfants mais cela est le cas dans n’importe quel quartier et nos voisins le comprennent. L’absence de conflit s’explique aussi par le dialogue : nous sensibilisons les réfugiés sur la question des déchets, sur le respect du voisinage et nous expliquons aux habitants notre projet et ses répercussions sur la communauté locale. Certaines personnes grecques, en situation de précarité, nous reprochent de nous préoccuper davantage du sort des réfugiés que du leur. La meilleure réponse que nous pouvons leur apporter est de les orienter vers des structures pouvant les aider comme des cliniques sociales ou des refuges pour personnes sans domicile.

E21 : Welcommon signifie aussi « work in common » (travailler en commun) : ce projet vise à aider les réfugiés mais aussi à les faire participer. Comment parvenez-vous à les inclure concrètement ?

P.G  : Dès leur arrivée, nos travailleurs sociaux leur expliquent les règles de vie du centre (nettoyage des chambres privées, aide à la maintenance des parties communes) et leur exposent de quelle manière ils peuvent participer à la vie du centre : organisation d’un événement (visite, excursion), de cours de langues, d’activités culturelles... Leur participation n’est pas systématique, surtout au début. Mais peu à peu ils s’impliquent et organisent même des activités entre eux ou avec les volontaires et membres de l’équipe Welcommon.

E21 : Comment le projet Welcommon est-il financé ?

P.G  : La maintenance du bâtiment et l’achat de denrées alimentaires sont assurés par l’Union européenne à travers le programme européen de réinstallation en coopération avec l’Agence des Nations Unies pour les réfugiés et l’Agence de développement d’Athènes. Ce financement est sécurisé jusqu’à la fin de l’année 2017. Toutefois, de nombreux besoins ne sont pas couverts. Les dons matériels (vêtements, outils pédagogiques, jeux…) ainsi que financiers contribuent à notre action bien que nous ne soyons pas encore capables de couvrir tous nos besoins. Plusieurs des activités d’inclusion proposées ne sont pas prévues dans l’accord de coopération passé avec l’Agence de développement d’Athènes. Il nous faut donc sans cesse chercher de nouvelles sources de financements. La pérennité de Welcommon en dépend. En 2018, nous allons lancer une campagne de financement pour trouver de nouvelles ressources. Nous essayons également d’améliorer l’efficacité énergétique de notre bâtiment pour réaliser des économies. Cela passe également par des actions de sensibilisation des réfugiés à la thématique du gaspillage par exemple.

E21 : Welcommon offre un logement à environ 200 réfugiés pour une période de six mois maximum en moyenne. Combien de temps restent-ils dans le centre ?

P.G  : Entre octobre 2016 et mars 2017, la majorité de nos pensionnaires était des réfugiés qui allaient être réorientés vers un autre pays européen. Ces personnes restaient en moyenne trois mois. Depuis mars 2017, Welcommon accueille aussi des réfugiés reconnus comme tel en Grèce, qui restent six mois dans notre centre. Pendant cette période, ils participent aux activités organisées par Welcommon et se préparent à vivre de manière indépendante en Grèce. Nos services sociaux suivent le parcours de nos pensionnaires et décident du moment où les réfugiés sont prêts à quitter le centre. Les réfugiés sont alors transférés dans un des appartements loués par l’Agence de développement d’Athènes (EATA), avant d’être capables de trouver leur propre appartement. Etant donné le manque de services sociaux en Grèce, notre action en faveur de l’inclusion sociale et de l’intégration professionnelle des réfugiés est cruciale. Dans un pays comme la Grèce, où le taux de chômage est de 24%, où l’on manque d’infrastructures et où la création d’emploi est faible, l’intégration des réfugiés est d’autant plus difficile.

E21 : Le bâtiment abritant les réfugiés est une ancienne clinique située dans le centre d’Athènes et facile d’accès en transport en commun. Est-ce que cela était important pour vous d’inclure ce centre dans la vie des Athéniens ?

P.G  : Oui, cela était très important, nous souhaitions rassembler les citoyens et les réfugiés pour leur donner l’opportunité de se connaître. Lorsqu’un pays accueille soudainement des dizaines de milliers de personnes, ne venant pas en tant que touristes mais fuyant leur propre pays, un sentiment de xénophobie peut naitre. La seule manière de contrer cela est que réfugiés et citoyens grecs apprennent à se connaître. Welcommon est situé dans le centre de la ville, facilitant ainsi la mobilité des réfugiés et invitant les citoyens à nous rendre visite. Nous avons mis en place une coopération avec des écoles grecques, avec lesquelles nous organisons des ateliers de musique, de peinture, des jeux…Nous avons également commencé à nous rendre dans des écoles afin que les enfants réfugiés se familiarisent avec l’environnement scolaire.

E21 : Welcommon a pour ambition d’aider les réfugiés à s’intégrer socialement mais aussi professionnellement, comment les aidez-vous à trouver un emploi ?

P.G  : Cela n’est pas une démarche facile, avec l’aide de travailleurs sociaux, nous essayons de construire le profil professionnel de nos pensionnaires et à créer une base de données regroupant les curriculum vitae des réfugiés pour faciliter leur recherche d’emploi. Nous créons également des entreprises sociales avec la participation de citoyens Grecs et de réfugiés : réparation de vêtements et vente, restaurant multiethnique… Le plus difficile est d’ouvrir un restaurant, il faut obtenir une autorisation, rassembler suffisamment de capital pour se lancer, trouver un endroit adéquat, former le personnel, etc. Nos efforts se concentrent sur la création d’opportunité d’emploi pour les jeunes grecs sans emploi, les migrants installés en Grèce depuis plusieurs années et les réfugiés venant d’arriver dans le pays.

E21 : Welcommon est un projet très complet offrant une multitude de services : logement, nourriture, formation professionnelle, soutien psychologique, activités artistiques… Etait-ce un choix depuis le début du projet de construire des ponts entre ces diverses activités ? Avez-vous des difficultés à mener toutes ces activités de front ?

P.G  : Nous souhaitions construire une alternative aux camps de réfugiés et offrir aux réfugiés une chance de trouver leur propre voie et non pas se limiter à les « protéger » ou à leur fournir de quoi se loger, se nourrir et se vêtir. L’absence de solutions « intégrées » en Grèce nous a incités à construire un projet ambitieux. Lorsque la moitié des personnes que vous accueillez sont des enfants, vous vous devez de trouver des solutions pour leur éducation et pour qu’ils apprennent à vivre avec des personnes de culture, religion et pays différents. Lorsque vous accueillez 17 nouveau-nés et de nombreuses femmes enceintes, vous vous devez d’engager une sage-femme, de même pour les personnes malades qui ont besoin de soins médicaux. Et si vous êtes persuadés que les réfugiés ont le droit d’être aidés et qu’ils ont des compétences utiles à notre société, vous mettez en place un projet aussi complet que peut l’être Welcommon !

E21 : Avez-vous rencontré des difficultés dans la mise en place de votre projet ? Si oui, quelles solutions avez-vous trouvées ?

P.G  : Nous avons rencontré plusieurs difficultés, la plus importante fut de faire accepter et d’obtenir un soutien politique et citoyen pour un projet aussi complet et donc complexe. Les projets « simples », concentrés uniquement sur une dimension : offrir un logement décent, proposer une formation professionnelle… sont plus facilement finançables et soutenus. Nous avons reçu de nombreuses réponses négatives lorsque nous avons présenté, en octobre 2015, notre projet à des investisseurs potentiels. A cette période, nous pensions encore que, pour les réfugiés, la Grèce n’était qu’une étape et qu’ils allaient poursuivre leur voyage. De nombreux organismes nous répondaient que la priorité était de fournir un logement temporaire aux réfugiés et non de les intégrer comme nous cherchions à le faire. Même au niveau européen, notre idée ne fut pas sélectionnée en tant que projet innovant d’intégration sociale des réfugiés. C’est seulement au moins d’avril 2016 que nous avons été invités par le HCR à présenter notre idée. Aujourd’hui, des organisations et personnes du monde entier nous rendent visite pour comprendre comment nous parvenons à mener un projet d’une telle ampleur avec si peu de ressource. Selon nous, la meilleure solution est de coopérer toujours plus, avec des citoyens, des organisations comme « Respect for Greece » (Allemagne), mSocial et ACSAR (Espagne), des universités…

E21 : Quels sont les résultats de Welcommon jusqu’à présent ?

P.G  : A ce jour, 460 personnes ont été accueillies par Welcommon. Durant les six premiers mois du projet, nous nous sommes focalisés sur la thématique du logement et c’est seulement au cours des trois derniers mois que nous avons commencé à nous pencher sur la question de l’emploi des personnes réfugiées. Welcommon a permis de créer 30 emplois. La majorité des membres de notre équipe était des personnes en situation de chômage de longue durée, qui ont pu bénéficier d’une formation et acquérir de nouvelles compétences.

E21 : Quelles sont vos perspectives pour l’avenir ?

P.G  : Nous souhaitons rendre notre projet plus cohérent, en combinant des innovations sociales et durables. Nous cherchons à mettre en place un « Green hub » rassemblant des activités de l’économie circulaire et nous réfléchissons à la création d’un fond qui permettrait de financer des projets d’amélioration énergétique des foyers. Une équipe composée à la fois de Grecs et de migrants travaillera en coopération avec les agences municipales pour contacter les foyers souhaitant participer à ce programme d’économie énergétique. Ce programme permettra aux citoyens grecs bénéficiaires de réaliser des économies, d’améliorer leur qualité de vie et permettra de créer des emplois qualifiés. 38% des foyers grecs sont confrontés à des problèmes de pauvreté énergétique ; nous pensons commencer le projet avec une équipe de 10 personnes et sélectionner 1000 foyers. Nous sommes actuellement dans une phase de recherche de financement pour l’achat de matériel technique et pour financer les salaires de ces 10 personnes.

E21 : Quels sont les trois conseils que vous donneriez à des organisations souhaitant mettre en place des projets similaires ?

P.G  : N’ayez pas peur de rêver, d’être ambitieux mais n’oubliez pas d’être réaliste. Ayez un planning cadré. Privilégiez les coopérations fondées sur des valeurs et des principes.

E21 : Welcommon a été nominé pour le REVES Excellence Award 2017, qui promeut les partenariats entre les autorités locales et les organisations sociales. Est-ce un bon moyen de promouvoir et de communiquer à propos de votre projet ? De manière générale, comment communiquez-vous ?

P.G  : Il est vrai que jusqu’à maintenant nous nous sommes surtout concentrés sur la mise en place et le développement de notre projet plutôt que sur sa promotion. Mais de plus en plus de média et d’organisations nous « découvrent » et s’intéressent à notre travail. La reconnaissance de notre travail par le jury de REVES, composé notamment de représentants du Comité des régions et du Parlement européen, qui nous a attribué une « mention spéciale » participe à nous faire connaître du grand public.

E21 : Welcommon en trois mots ?

P.G  : Un projet efficace, innovant et porteur de valeurs !

© (photos) Welcommon

Le site web du projet : Welcommon

Interview réalisée en juin 2017 par Cécilia Dumesnil, pour Eurêka 21

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